La baisse de pression artérielle en présence du chien.
Des recherches ont démontré que…
Par M. Georges-Henri Arenstein, M.Ps., psychologue
Un des atouts utilisés en zoothérapie est la « baisse de pression artérielle quand l’humain est en contact avec l’animal ». Cette idée est devenue un lieu commun que tout le monde répète, un peu comme un automatisme. Par exemple : « Des recherches ont démontré que… ». Oui, mais quelles recherches ? Faites où ? Quand ? Par qui ? J’ai voulu en avoir le cœur net et je me suis mis à chercher. Et je vous jure que j’ai cherché, cherché et encore cherché ! Jusqu’à ce qu’un beau jour, je suis tombé – sans chercher – le nez dessus !
Friedman et al. (1980) ont été les investigateurs de ce genre de recherche sur l’impact de la possession d’animaux de compagnie sur le système cardiovasculaire.
Katcher et al. (1989) ont évalué un programme « Animaux de compagnie en prison ». Ils ont observé que la pression artérielle des détenus était plus basse lorsqu’ils étaient en interaction avec les animaux que lorsqu’ils parlaient aux chercheurs.
Grossberg et al. (1988) ont essayé de discerner quelles étaient les activités spécifiques qui favorisaient la baisse de la pression artérielle. Leur conclusion : toucher le chien réduisait davantage la pression que parler au chien.
Allen et al. (1991) ont découvert que les femmes ont démontré une réactivité psychologique moindre lorsqu’une tâche stressante (résoudre des problèmes arithmétiques) était effectuée en présence d’un chien, en comparaison avec la même tâche effectué dans une pièce, ou en présence d’un chercheur ou d’une personne amie.
Une recherche remarquable a été effectuée par un groupe de cardiologues australiens (Anderson et al., 1992). Le projet s’appelait « Healthy Heart ». L’étude a duré trois ans et a permis de suivre un échantillon de 5 000 personnes ! Cette étude a révélé des différences significatives entre les propriétaires de chiens et les non propriétaires de chiens. Pression artérielle et niveau de triglycérides étaient plus bas chez les propriétaires de chiens. Idem pour le niveau de mauvais cholestérol. Les sujets des deux groupes avaient tous un âge compris entre 36 et 60 ans.
Une question qui vient à l’esprit lorsqu’on se penche sur ces résultats est la suivante : les personnes qui choisissent d’entrer en interaction avec un animal sont-elles davantage en santé – en partant – que les autres ? Si c’était le cas, il est normal que les résultats aux tests soient plus bas, que ces personnes aient été en interaction avec un animal ou n’importe quoi d’autre. Tucker et al. (1995) répondent brillamment à cette question. Ils ont étudié un groupe de personnes âgées non institutionnalisées. Les chercheurs n’ont trouvé aucune relation ou association entre l’état de santé préalable et l’animal de compagnie. Ceci confirme donc l’hypothèse selon laquelle « le lien entre l’interaction avec un animal de compagnie et la santé est bien due à cette interaction et non à un biais préalable » (Tucker, page 6).
Georges-Henri Arenstein, M.Ps.
Psychologue, zoothérapeute
À propos de l'auteur
Psychothérapeute en pratique privée (bureau à Montréal et à St-Jean-sur-Richelieu), Georges-Henri agit à titre d'expert auprès des tribunaux et est également chargé de cours à l'Université du Québec à Montréal. Il est aussi co-responsable du Programme de formation professionnelle en zoothérapie (PFPZ)
L’originalité de notre programme, né en été 2008, repose sur la richesse du tandem « psychologue – éducateur canin » que forment les deux formateurs (Jean Lessard et Georges-Henri Arenstein). Notre collaborateur, le chien, est perçu comme un ami, un complice, un assistant du thérapeute. Il travaille AVEC nous et non pour nous. La psychologie humaniste-existentielle et l’éthologie sont les deux lignes directrices qui guident et soutiennent l’esprit dans lequel nous travaillons.
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